Avec plus de 1,8 million de cyclistes en 2025 et des retombées économiques dépassant les 55 millions d’euros, la Loire à Vélo vient d’être sacrée plus belle véloroute du monde par Time Out. L’itinéraire, qui devance la Trans Dinarica dans les Balkans et la Route des Caravanes au Maroc, fait briller les régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire, entre patrimoine et nature.

C’est une distinction qui fait rougir de fierté les territoires ligériens. La Loire à Vélo, parcours de près de 900 km entre Nevers et l’Atlantique, a été élue plus belle piste cyclable du monde. Le magazine Time Out la place en tête de son classement international devant la Trans Dinarica dans les Balkans et la Route des Caravanes au Maroc, un itinéraire mythique qui relie Tanger à Imilchil, dans le Haut Atlas, en passant par Chefchaouen ou encore Fès.

Un choix qui s’explique par la richesse de ses paysages : châteaux de la Loire, vignobles renommés, villages de charme et estuaire sauvage. Mais aussi par son accessibilité : parcours plat, signalétique soignée, hébergements labellisés Accueil Vélo.

Une locomotive du cyclotourisme

En 2025, la fréquentation a atteint un record de 1,8 million de passages, soit une hausse de 9 % par rapport à l’an dernier. Les retombées économiques sont évaluées à 55,6 millions d’euros, confirmant la Loire à Vélo comme une véritable locomotive du cyclotourisme en France.

Itinéraire connecté, la Loire à Vélo est aussi le point de départ de l’EuroVelo 6, une route cyclable mythique qui relie l’océan Atlantique à la mer Noire en longeant notamment le canal du Rhône, le Rhin et le Danube. Ce maillage européen renforce son attractivité et en fait une porte d’entrée idéale pour les grands voyages à vélo.

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« C’est une fierté collective », confie François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire. « Depuis vingt ans, nous avons investi dans les infrastructures et les services. Aujourd’hui, ce classement consacre nos efforts et notre patrimoine. »

Du côté du littoral, Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire, se réjouit également : « La Loire à Vélo, c’est un trait d’union entre nos villages, nos plages et notre estuaire. C’est aussi une formidable vitrine pour le tourisme durable. »

Des voyageurs subjugués

Lors d’un reportage sur cette emblématique véloroute nous avons pu recueillir le ressenti des cyclotouristes qui savourent cette reconnaissance. David et Helen, un couple venu des Pays-Bas, rencontrés à Saumur, résument : « Nous avons déjà parcouru le Danube à vélo, mais ici, c’est un équilibre parfait entre culture, nature et confort. Chaque jour offre une surprise. »

Quant à Katrin, voyageuse allemande rencontrée à Blois, cette dernière nous confie : « Pédaler le long des châteaux avec la Loire en toile de fond est une expérience unique […] Et savoir que l’on peut prolonger son voyage jusqu’au Danube, c’est un rêve d’aventure. »

Pour Claire, une Tourangelle partie en famille avec ses enfants, l’itinéraire a un autre atout : « C’est rassurant, sécurisé, et on trouve facilement des gîtes ou des campings adaptés. Ça nous donne envie de repartir l’an prochain. »

Une vitrine pour le slow tourisme

Force est de reconnaître que la Loire à Vélo séduit autant les amateurs d’itinérance sportive que les familles en quête d’escapades douces. Cette diversité de publics est l’un de ses grands atouts face aux autres véloroutes mondiales.

Tous s’accordent à le dire : La Loire à vélo, c’est une destination qui nous fait voyager doublement. D’abord dans le temps avec tous ses châteaux et son patrimoine extraordinaire, ensuite dans la zénitude où l’on oublie nos soucis quotidiens. Entre patrimoine classé à l’UNESCO, gastronomie locale et infrastructures adaptées, la Loire à Vélo symbolise une nouvelle façon de voyager : lente, respectueuse et immersive.

Reste cependant à consolider ce succès et de ne pas s’endormir sur ses lauriers. Il reste à améliorer encore les tronçons partagés avec les voitures, diversifier l’offre d’hébergement – c’est important – et mieux répartir la fréquentation hors saison estivale.

Mais une chose est sûre : avec cette nouvelle consécration, la Loire à Vélo s’impose comme l’icône mondiale du slow tourisme à la française.

Les chiffres 2025

  • Fréquentation totale : 1,8 million de cyclistes (+9 % vs 2024)
  • Retombées économiques : 55 millions €
  • Durée moyenne des séjours : 5 à 7 jours
  • Clientèle étrangère : 38 % des visiteurs

Les régions locomotives

  • Centre-Val de Loire : 1,05 million de cyclistes, 32 M€ de retombées, forte part d’étrangers, portée par les châteaux et les vignobles.
  • Pays de la Loire : 750 000 cyclistes, 23 M€ de retombées, profils plus familiaux et séjours courts, atouts littoraux et estuariens.

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