Le projet de la Méridienne à vélo, un nouvel itinéraire cyclable traversant le Loiret du nord au sud, entre Pithiviers et Gien, entre dans une phase décisive avec l’ouverture d’une enquête publique. Objectif : recueillir les avis des habitants et des usagers sur ce futur axe structurant du réseau cyclable régional, pensé pour relier les grands itinéraires nationaux et dynamiser le tourisme à vélo dans le Centre-Val de Loire.
Le parcours de la future véloroute 48, baptisée la « Méridienne à Vélo » s’inscrit dans la stratégie régionale de développement des mobilités douces et du tourisme durable. Ce tracé de 90km ambitionne de relier les grands itinéraires cyclables existants, notamment la Scandibérique (EuroVelo 3) et la Loire à Vélo, tout en valorisant les paysages, villages et patrimoines du Loiret.
Le parcours proposé traverserait plusieurs communes emblématiques : Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Bellegarde, Lorris, Châtillon-Coligny et Gien. Il longerait forêts, canaux et zones naturelles, offrant une expérience immersive aux cyclistes, qu’ils soient touristes, randonneurs ou habitants en quête d’une alternative douce à la voiture.
Une enquête publique pour affiner le tracé
L’enquête publique, ouverte jusqu’à la fin du mois d’avril 2026, permet à chacun de consulter les documents du projet et de formuler des observations. Aussi, les habitants du Loiret, les associations cyclistes et les acteurs du tourisme sont invités à donner leur avis sur le tracé, les aménagements prévus et les impacts environnementaux.
Les contributions ainsi recueillies orienteront les ajustements finaux avant la validation du projet par le Département du Loiret et la Région Centre-Val de Loire. Cette démarche participative vise à garantir une intégration harmonieuse du parcours dans les territoires traversés.
Un atout économique notoire
Au-delà de la mobilité, la Méridienne à vélo représente un véritable atout économique et touristique majeur. En reliant les itinéraires cyclables existants, elle renforcerait l’attractivité du Loiret auprès des cyclotouristes français et européens. Hébergements, restaurants, artisans et sites culturels pourraient bénéficier d’un nouvel afflux de visiteurs.
D’autre part, le projet s’inscrit également dans la dynamique nationale du Plan Vélo et Mobilités Actives, qui encourage la création d’infrastructures sécurisées et continues pour favoriser les déplacements à vélo sur tout le territoire.
Le coût de cette première phase est estimé à 6,97 millions d’euros. Elle est cofinancée par l’Union européenne, dans le cadre du programme interrégional Loire FEDER-FSE+ à hauteur de 2,5 millions d’euros, avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire (1,6 million d’euros), du Département du Cher, de l’État et des communautés de communes Terres du Haut Berry et Sauldre-et-Sologne.
Pensée comme une colonne vertébrale verte, la Méridienne à vélo illustre la volonté du Loiret de concilier développement local et transition écologique. En favorisant les mobilités douces, elle contribue à la réduction des émissions de CO₂, à la préservation des paysages et à la redécouverte du patrimoine rural.
Si le projet est validé à l’issue de l’enquête publique, les premiers travaux pourraient débuter dès 2027, pour une mise en service progressive à partir de 2028.
