500 km de liberté, du bitume nantais aux brumes mythiques du Mont-Saint-Michel. Ici, chaque coup de pédale a le goût d’un départ. Entre Loire, Atlantique et Manche, le décor change comme un carnet de voyage qu’on feuillette au vent, entre reflets d’estuaire, embruns et chemins de traverse. Une aventure nomade et artistique, prêt à s’arrêter là où l’inattendu vous fait signe.
Pour l’avoir fréquenté, c’est un parcours que je qualifierais de Singulier Entre Trois Eaux. En effet, cette Traversée Bretonne, inaugurée en 2025, joue à brouiller les pistes. Un bout de patrimoine contemporain, une échappée d’architecture, une œuvre croisée au détour d’un quai, puis soudain une lande, une plage, un chemin qui sent la rivière.
On roule pour se défaire, pour se reconstruire en mouvement, esprit en mode découverte, avec des haltes improvisées. C’est un itinéraire déstructuré et vivant, une vraie parenthèse d’évasion où le nomadisme devient une joie simple. Avancer, s’émerveiller, repartir.
Tout devient prétexte à s’arrêter, partager, goûter
En dehors des paysages, de l’architecture ou encore des coutumes, ce voyage à vélo peut devenir une véritable obsession, celle du Festin Breton à Ciel Ouvert ! De l’Atlantique à la Manche, la route se transforme en une incontournable ode aux saveurs bretonnes, version pique-nique grandiose et tables au grand air.
Sarrasin, beurre salé, algues, crêpes et galettes qui claquent encore de chaleur, cidre qui pétille, Muscadet bien frais, fruits de mer à l’iode franc, et même le gâteau nantais pour la touche sucrée. Tout est réuni pour que ces 500 kilomètres deviennent un parcours, allez… gargantuesque !
Oui, tout devient prétexte à s’arrêter, partager, goûter. Et cerise sur le vélo ? Ces pauses gourmandes qui donnent l’impression de voyager aussi avec les papilles, entre deux horizons salés. Et çà, croyez moi sur parole, çà n’a pas de prix !
Préparer votre escapade : Traversée bretonne
Ce n’est que mon avis
« Cette Traversée Bretonne, c’est le genre de route qui te redonne un souffle et qui chasse le pessimiste ambiant. Celui du vent qui te fouette les joues et de la liberté qui s’installe dès les premiers coups de pédale […] Je l’ai faite moi-même avec un groupe de cyclos rencontré sur le parcours et je me souviens encore des arrêts “juste cinq minutes” qui deviennent une heure. Un café-atelier providentiel, une crêpe brûlante au beurre salé, un point de vue trouvé par hasard… et tu repars avec le sourire, comme si tu venais de découvrir un secret. C’est çà le bonheur du voyage à vélo ».
