La Véloroute du Lin est un itinéraire idéal pour découvrir les secrets de la Normandie à vélo. Accessible à tous, elle permet de profiter de paysages magnifiques, de sites historiques et culturels, et bien évidemment  de produits locaux délicieux. Bref, une escapade bucolique à programmer pourquoi pas, en famille.

La Véloroute du Lin serpente à travers les bocages verdoyants, les villages pittoresques et les champs de lin à perte de vue. On traverse des paysages authentiques et enchanteurs, en respirant l’air pur de la campagne normande. Tout au long du parcours, l’occasion de découvrir de nombreux sites historiques et culturels permet de prendre le temps  de visiter les châteaux médiévaux et en particulier le château de Gisors datant du XIe siècle. 

Il est un témoignage de l’importance stratégique de la Normandie à l’époque médiévale. Il est à ce jour un lieu de visite incontournable notamment pour les amateurs d’histoire. Citons également le château Renaissance de Gaillon. Construit par le cardinal Georges d’Amboise, il est aux dires des spécialistes, un chef-d’œuvre d’architecture. Il abrite un musée d’art et d’histoire et offre une vue panoramique sur la vallée de la Seine.

Les abbayes cisterciennes au coeur de l’histoire normande

Autres richesses culturelles : les abbayes cisterciennes. Ces monastères, fondés par l’ordre cistercien au XIIe siècle, ont joué un rôle important dans le développement économique, social et culturel de la Normandie.

L’abbaye de Jumièges mérite amplement son surnom de « plus belle ruine de France »

Il faut savoir que l’ordre cistercien est né en 1098 à l’abbaye de Cîteaux, en Bourgogne. Cette nouvelle branche de l’ordre bénédictin se distingue par son retour à la règle de saint Benoît et son idéal de pauvreté, de simplicité et de travail manuel. 

Les cisterciens s’installent rapidement en Normandie, où ils fondent de nombreuses abbayes, dont les plus célèbres sont Jumièges, Le Bec-Hellouin, Mortemer et Valmont

Les abbayes cisterciennes ont joué un rôle important dans le développement économique de la région. Grâce à leur travail acharné et à leur savoir-faire agricole, elles ont contribué à la mise en valeur des terres et à l’augmentation de la production agricole. Les moines ont également développé des activités artisanales et commerciales, ce qui a contribué à la prospérité de la région.

Mais elles ont joué aussi un rôle important dans le développement culturel de la Normandie. Elles ont été des centres de production de manuscrits et de livres, et ont contribué à la diffusion des idées nouvelles. Les moines cisterciens ont également été des mécènes des arts, et ont commandé de nombreuses œuvres d’art à des artistes de renom.

Autre atout essentiel : le lin.

Sa culture remonte à l’époque préhistorique. Des traces de lin ont été retrouvées dans des sites archéologiques datant de plus de 5 000 ans. Au Moyen Âge, le lin était la principale culture textile en Normandie. Il était utilisé pour la fabrication de vêtements, de draps et de toiles.

Le XVIIIe siècle est considéré comme l’âge d’or du lin en Normandie. La région était alors le premier producteur de lin au monde, atteignant son apogée en 1850, avec une production annuelle de plus de 100 000 tonnes.

Son déclin a commencé au XIXe siècle, en raison de la concurrence du coton et des fibres synthétiques. La production de lin a chuté de manière significative au XXe siècle.  Soulignons tout de même que la région est à ce jour le premier producteur de lin en France, avec une production annuelle de plus de 10 000 tonnes. 

Le lin est utilisé pour la fabrication de vêtements, de draps, de toiles et de matériaux composites. Enfin, cette culture est le véritable symbole de la Normandie avec ses champs à perte de vue, qui fleurissent chaque année au mois de juin. Le lin est également utilisé pour la fabrication de produits traditionnels normands, tels que le camembert et le cidre.

Et, il est vrai que la Normandie est réputée pour sa gastronomie, riche en produits du terroir, en recettes traditionnelles et en spécialités culinaires. Le camembert, le cidre, la teurgoule, la tripe à la mode de Caen, la tarte normande et le trou normand sont quelques-uns des emblèmes de cette cuisine savoureuse et généreuse. Aussi, ce conseil : n’hésitez pas à partir à la découverte de la gastronomie normande pour un voyage culinaire inoubliable. Un vrai plaisir pour les papilles !

Prêt pour un périple d’une semaine en Normandie ?

Voici une itinérance accessible au plus grand nombre. Prévoir 4 à 5 jours pour parcourir les 220kilomètres.

Jour 1 : Rouen – Jumièges (40 km)

  • Départ de Rouen, découverte de la ville et de ses monuments historiques (Cathédrale Notre-Dame, Gros-Horloge, musée des Beaux-Arts).
  • Visite de l’abbaye de Jumièges, un chef-d’œuvre de l’architecture gothique en ruine.
  • Nuitée à Jumièges.

Jour 2 : Jumièges – Le Bec-Hellouin (35 km)

  • Découverte du village pittoresque de Le Bec-Hellouin et de son abbaye bénédictine.
  • Visite du musée du Lin et du Tissage, pour en savoir plus sur l’histoire et la fabrication du lin.
  • Nuitée à Le Bec-Hellouin.

Jour 3 : Le Bec-Hellouin – Lisieux (50 km)

  • Traversée du Pays d’Auge, région réputée pour ses élevages de chevaux et ses produits laitiers.
  • Visite de la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, un lieu de pèlerinage important.
  • Nuitée à Lisieux.

Jour 4 : Lisieux – Caen (45 km)

  • Visite du Mémorial de Caen, un musée retraçant l’histoire du Débarquement et de la Seconde Guerre mondiale.
  • Découverte du château de Caen, une forteresse médiévale imposante.
  • Nuitée à Caen.

Jour 5 : Caen – Honfleur (50 km)

  • Traversée de la campagne normande, avec ses champs de lin à perte de vue.
  • Arrivée à Honfleur, un charmant port de pêche avec ses maisons à colombages et son vieux bassin.
  • Fin du circuit.

Points forts à ne pas manquer

  • Rouen : Cathédrale Notre-Dame, Gros-Horloge, musée des Beaux-Arts.
  • Jumièges : Abbaye de Jumièges.
  • Le Bec-Hellouin : Abbaye du Bec-Hellouin, musée du Lin et du Tissage.
  • Lisieux : Basilique Sainte-Thérèse.
  • Caen : Mémorial de Caen, château de Caen.
  • Honfleur : Vieux port, maisons à colombages.

Difficulté physique : Cet itinéraire est accessible à tout type de cycliste, avec un dénivelé minimal et des étapes de longueur raisonnable. Les deux étapes les plus difficiles sont celles du jour 3 et du jour 5, avec un dénivelé légèrement plus important.

Notre conseil : Prévoyez un vélo en bon état et adapté à votre taille. Emportez un casque, des vêtements de pluie et des accessoires de réparation.

Durée : Cet itinéraire peut être parcouru en 4 ou 5 jours, selon votre rythme et vos envies.

Hébergement : Vous trouverez de nombreuses options d’hébergement le long de l’itinéraire, notamment des hôtels, des chambres d’hôtes et des campings.

Notre conseil : Réservez vos hébergements à l’avance, surtout en haute saison.

Transport : Vous pouvez vous rendre au point de départ de l’itinéraire en train ou en voiture. Il est également possible de louer un vélo sur place.

Préparer son séjour : Les offices de tourisme locaux peuvent vous fournir des informations sur la route du lin, les hébergements, les restaurants et les activités touristiques. De plus amples informations sur les sites de la Seine-Maritime Tourisme ou encore de Normandie Tourisme

Ce n’est que notre avis : « La route du lin est un parcours itinérant qui permet de découvrir les richesses historiques, culturelles et gastronomiques de la Normandie. […] Le plus de cette une route du lin ? Elle est accessible aux pratiquants, qu’il soient débutants ou agguerris, qui souhaitent vivre des moments inoubliables à travers des paysages magnifiques ». 

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