Le chantier de la ViaRhôna entre Bellegarde et Saint-Gilles marque une étape décisive : en prolongeant la véloroute jusqu’aux portes de la Camargue, le Gard mise sur le cyclotourisme comme levier de développement local et moteur économique durable.

Chaque kilomètre de la ViaRhôna n’est pas qu’un simple ruban de bitume pour cyclistes, c’est une ligne de vie pour les territoires. Le lancement des travaux entre Bellegarde et Saint-Gilles, porté par la CCBTA, illustre cette conviction forte que le vélo est aujourd’hui un investissement rentable.

Une fois ce troisième et dernier tronçon terminé entre Bellegarde et Saint-Gilles, 41,5 km de pistes cyclables auront été aménagés par l’intercommunalité. C’est une belle opération qui permettra d’aller d’Uzès jusqu’à la mer en vélo en passant par la Terre d’Argence.  Juan Martinez, président de la CCBTA

D’un côté, l’aménagement de 15,6 km supplémentaires assure une continuité indispensable entre Rhône, Camargue et Méditerranée. Cette connexion fluidifie l’itinéraire de la ViaRhôna (815 km prévus entre le lac Léman et la Méditerranée), renforçant ainsi son attractivité auprès des cyclotouristes internationaux qui plébiscitent déjà la France comme première destination vélo en Europe.

La mobilité douce devient une valeur sûre

De l’autre, les retombées économiques sont bien réelles. Selon l’Adème, un touriste à vélo dépense en moyenne 70 € par jour, souvent au bénéfice direct des hébergements, restaurants, artisans et commerces de proximité. Autant dire que ce tronçon, en reliant Bellegarde, Saint-Gilles et Beaucaire, offrira une nouvelle respiration économique aux villages de la Terre d’Argence, tout en renforçant la visibilité des producteurs locaux et des sites patrimoniaux.

Pour les élus, le calcul est simple à l’heure où le tourisme doit se réinventer face au changement climatique. La mobilité douce devient une valeur sûre, un investissement judicieux aux multiples retombées. Le vélo attire une clientèle en quête de slow tourisme, fidèle et respectueuse, qui s’aventure hors des sentiers battus. Chaque tronçon manquant affaiblissait jusqu’ici l’expérience globale ; en comblant ces trous de parcours, le Gard se positionne enfin comme une porte d’entrée stratégique vers la Méditerranée à vélo.

Ce chantier de 6,1 millions d’euros, soutenu par l’État, la Région Occitanie, le Département et la CNR, n’est donc pas une dépense mais un véritable pari sur l’avenir, celui d’une économie locale qui pédale dans le sens de l’avenir.

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